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Blog & Internet - Page 5

  • Un ESCARGOT PEUT en CACHER un AUTRE

    L'arobase est un animalcule qui a longtemps vécu caché, mais que les progrès récents de la technologie ont jeté sur le devant, non des microscopes, mais de nos claviers et écrans.
    Il est même devenu l'emblème de l'internet qui, de son côté, pouvait prétendre à devenir celui de la modernité, et donc de la rapidité.
    En quelque sorte, sa forme d'escargot est là pour nous rappeler nos limites, même lorsque nous empruntons les autoroutes de l'information.

    Dans le même ordre d'idée: avez-vous fait l'expérience de regarder à l'envers le logo du TGV?

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  • Histoire du mail



    Le cas du mot "mail" mérite qu'on s'en mèle.

    Désignant tout d'abord en anglais le courrier postal, la lettre, "mail" a évolué en e-mail pour désigner l'électronique courrier.
    Puis l'e-mail s'est abrégé en "mail", sa forme d'origine, mais avec une modification du sens, l'aspect électronique devenant implicite.
    Parallèlement, l'"adresse de messagerie" est insupportable au locuteur moyen: un octo-syllabe, c'est trop pour la vie qu'on mène. Elle est devenue "adresse mail" puis "mail" tout court comme dans l'expression qui fleure bon le vécu: "c'est quoi ton mail?".

    C'est ainsi qu'en partant d'un mot, on arrive au même mot, mais revêtant deux significations, elles-mêmes différentes de celle d'origine.
    Pour peu, comme c'est souvent le cas, que le reste de la phrase soit constitué d'ellipses et de sous-entendus, on obtient un langage où le flou domine.
    Alors que le langage, comme le droit, devrait servir à apporter de la sécurité aux rapports humains, il véhicule ici de l'imprécision, qui traduit peut-être celle des esprits.

     

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  • Avec le Viagra, on s'pâme

    La règle millénaire qui veut que, toujours, les voleurs ont une ruse d'avance sur les gendarmes, se vérifie aussi dans l'ultra-modernité des spams qui encombrent nos boîtes de messagerie.

    Celles-ci accueillent parfois des messages publicitaires, prétendant généralement augmenter nos performances, qu'elles soient informatiques, financières ou sexuelles. Le moyen de contrer ces assauts, gênants quoique généreux, réside notamment dans l'emploi des règles de message prévus par les logiciels de messagerie: si un courriel arrive avec pour objet Viagra, logiciel ou money, on peut le détruire avant qu'il ne vienne heurter nos yeux délicats.
    Alors, avec malice, pour contrer nos préventions, les auteurs de spams modifient l'objet de leurs messages: Viagra devient par exempleVIAeGRiA. Le nom Viagra est bien lu, malgré l'ajoût de lettres minuscules.
    Malheureusement nos adversaires sont des robots, à qui l'on n'a pas enseigné la poésie, et jamais nous ne recevrons de messages intitulés VItAGRéAble, LOGeauICIEL ou MONkEY...


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  • Lettres et lettres

    Ici, je traite de langage et de poésie, je cite VOLTAIRE et Nicolas BOUVIER, Louis CALAFERTE et Jules ROMAINS...
    Mais mon vrai travail, celui pour lequel je suis rémunéré, consiste à attaquer des lettres par la formule "j'ai bien reçu votre courrier du 12 avril 2006 qui a retenu toute mon attention", et clore des messages par le stupéfiant "cordialement".

    On peut s'en désespérer, ou encore considérer que, dans une faible mesure, mon employeur contribue à la circulation des rêveries littéraires.
    Une sorte de mécenat par ricochet...

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  • La patate chaude

     

    Elle est bien désolante, cette pratique des internautes de transférer telles quelles les bonnes blagues reçues par messagerie.

    Il ne s'agit pas de juger ici de la qualité d'un humour qui se propage à la vitesse du liseron, mais du comportement tristement passif qu'il induit. Ces messages sont en effet, la plupart du temps, transmis à la totalité de son carnet d'adresses, et sans que soit prise la peine de les débarasser de toute trace d'acheminement antérieur, et des inévitables fautes d'othographe ainsi pourvues d'une postérité bien imméritée.

    La bonne blague (ou réputée telle) gagne un large et nouveau public, mais sans la moindre chance d'être un tant soit peu bonifiée, personnalisée à l'auditoire à qui on la destine. Elle va errer, transiter indéfiniment, comme le hollandais volant désespérant de son salut. Au lieu d'être une nouvelle histoire, renaissant perpétuellement de cour de récréation en repas de baptême, elle va se figer à jamais, puis pourir ou s'oxyder, comme une pomme délaissée, ou un produit quelconque de l'industrie.

    Notre blague, décidément de moins en moins bonne, est ainsi l'héritière de la télévision, qui débite ses films au kilomètre, alors qu'elle devait, par nature, être la descendante de la veillée et du conte...

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  • L'ouvrir!

    L'ouvrir: c'est bien de cela qu'il s'agit.

    Je déclare ouvert ce blog, sur du vent... Sur le vent, les dunes et sur cet infini désert où sillonnent des lignes et des lignes qui, de loin en loin, rencontrent un rare lecteur.

    C'est le jeu, qui n'est pas nouveau, puisque c'est aussi le propre des journaux intimes et des peintures du dimanche, éternellement remisées dans les dimanches des greniers. Et aussi des poèmes, composés dans une fièvre, qui ne se prolonge jamais au-delà du point final, jamais jusqu'à l'offrande de ses lignes.

     

    Donc, je l'ouvre, et peut-être quelqu'un lira-t-il.

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