jeudi, 19 juin 2008
VIDE SACRE
Selon une tradition juive, une Bible devient inapte à être lue, dès que deux lettres se touchent. C'est donc le blanc, l'espace, qui donne son prix au Livre.
21:17 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bible, lettre, blanc, espace
vendredi, 15 février 2008
ALLITERA...SION
Dans son Journal, en 1936, Julien GREEN notait: "Jamais un poète d'Israël n'a résisté au plaisir de l'allitération; c'est pour lui une façon souveraine de traduire la colère, l'indignation, la joie ou la frayeur; d'une certaine manière, on pourrait dire que l'allitération est sa langue. Avec une virtuosité dont les meilleures traductions françaises ne peuvent donner une idée, il multiplie les sifflantes et met en jeu le registre grandiose des gutturales. C'est le souffle vigoureux de l'éternel qui passe dans cette langue..."
23:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julien GREEN, Bible, Israël, allitération, langue
lundi, 04 février 2008
C'EST de l'HEBREU
Poète, Henri MESCHONNIC apporte un éclairage original sur la lecture de la Bible. Les traductions les plus usuelles commettent toutes à ses yeux le même péché: passer la pensée hébraïque au laminoir de la philosophie grecque, et à la moulinette chrétienne. Egalement philosophe, il recourt au concept d'essentialisme, écrasant selon lui les particularités du nominalisme hébraïque. Un exemple: le grec "physis" (la vie) s'est substitué à l'hébreu "haïm" (les vivants). Là où les Hébreux voient des manifestations, les Grecs et leurs héritiers pointent un principe.
22:53 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri MESCHONNIC, hébreu, Bible, traduction
mercredi, 16 août 2006
Ruminations
Erri De LUCA, au cours d'un itinéraire mouvementé, s'est mis à l'étude de la Bible, dans le texte. Il en a retiré quelques réfléxions et méditations, publiées dans un livre paru au printemps chez Gallimard.
Il explique que cet exercice matinal lui laisse chaque jour en bouche une saveur dont il se délecte encore plusieurs heures après.
C'est donc avec finesse qu'il a intitulé ce recueil Noyau d'Olive.
Les comptines de son disque trottent dans la tête
20:40 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, erri de luca, noyau d'olive, Bible

