
prends ce marteau
enfonce le clou
de ce chant de travail
de ce champ de coton
expulse la poussière
qui perce les poumons
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prends ce marteau
enfonce le clou
de ce chant de travail
de ce champ de coton
expulse la poussière
qui perce les poumons

Is 7
Avec nous l'enfant-dieu, lumière du miel, crème de l'innocence
il marquera avec raison, mieux qu'un solstice, l'extinction des menaces à nos portes
bien avant que l'ombre n'assiège ses joues
Dieu affute déjà sa lame
pour tout raser demain
Ne combattront plus que les dards des abeilles et des ronces
Le coupe-chou n'œuvre pas gratis
Resteront le supplice des mouches et la torture des chardons

montant
de la porte
aux traits de crayon
marquant la taille
de l'enfant
montant

Une fois que vous êtes mort vous êtes mort. Cette idée du jugement dernier. Les faire tous surgir de leur tombe. Sors, Lazare ! Et il se présenta tout saur et il fit un flop. Lève-toi ! Voici le dernier jour ! Et voilà que chaque bougre renifle autour de lui à la recherche de son foie et de ses poumons et de ce qui reste de ses fringues. Un vrai casse-tête pour se rassembler ce matin-là. Une once de poudre au fond d'un crâne. Douze grammes l'once.
James JOYCE, Ulysse, trad. P.Drevet, Gallimard, 2004

trahison
de l'orme
en novembre
jaune
de printemps
tel Judas
sous les oliviers

pensées
sans suite
déconcertantes
excitées
comme au printemps
de cet Igor

Da 7
Quatre bêtes passent, comme nées d'un mirage
comme venues de la nuit, en vision
Non pour courir le monde
Leur pelage se couvre d'écailles, leurs mâchoires à présent recherchent la chair, des ailes de faucon se forment pour la chasse
Elles passent, d'un règne à un autre, les violant tous
Ni l'admirer
Rejets de leurs cornes, des yeux pointent, pour transpercer

si j'avais...
en tête ce marteau
ces dromadaires
ou ces millions
ce cheval
(et donc plus de royaume)