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Fernando PESSOA en OISEAU

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Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace,
que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol.
L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il doit en être.
L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien,
montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus.

Le souvenir est une trahison envers la Nature,
Parce que la Nature d’hier n’est pas la Nature.
Ce qui fut n’est rien, et se souvenir c’est ne pas voir.

Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer!

 

Fernando PESSOA, Le gardeur de troupeau, 1914, Je ne suis personne, Bourgois, 1994

 

 

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Commentaires

  • Pessoa aime creuser le sens des mots jusqu'au paradoxe, c'est une force...

  • ... comme personne !

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