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MARS selon Mahmoud DARWICH

mains,jeunes filles,

 

Le poème de la terre

 

au mois de mars, en l'an du soulèvement, la terre nous révéla des secrets sanglants. Au mois de mars, cinq filles passèrent devant les violettes et le fusil. Elles s'arrêtèrent devant la porte d'une école et s'enflammèrent ainsi que les roses et le thym du terroir. Elles inaugurèrent le chant de la terre. Elles entrèrent dans l'étreinte ultime - Mars vient sur terre du ventre de la terre et de là dans des filles - Les violettes se penchèrent légèrement pour laisser passer la voix des filles. Les oiseaux tendirent leurs becs en direction du chant et de mon cœur

...

 

Mahmoud DARWICH, Rien qu'une autre année, Editions de minuit, Trad. A.Laâbi, 1983.

 

 

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Commentaires

  • Bonheur du passé simple...

  • Le bonheur, c'est simple comme le passé.

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