mardi, 08 janvier 2008
Eloge de la CONTRE-RIME
Sur le modèle des contre-rimes, voici deux strophes extraites de Pipes, de Jean PELLERIN: Aux étangs morts, l'automne las Boit dans ses mains noircies... La cloche abandonne son glas Aux brumes épaissies - Le premier frisson du matin, Une cloche qui tinte. Le songe est mort. Le feu s'éteint. La lampe s'est éteinte. - Les images sont évocatrices, mais il y manque un peu de la malice de son devancier, Paul-Jean TOULET, qui avait eu l'idée de décaler l'alternance des rimes de celle des octo-syllabes avec les hexa-syllabes. Le chef de file des Fantaisistes ajoutait ainsi un balancement supplémentaire dans le rythme de ses quatrains, riche de... fantaisie! Avril, dont l'odeur nous augure Le renaissant plaisir, Tu découvres de mon désir La secrète figure.
21:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Toulet, Pellerin, Poètes Fantaisistes, rime, contre-rime

